7ème SYMPOSIUM DE L’AIG : LA PLACE DU GAZ NATUREL A TRAVERS LES TRANSITIONS ENERGETIQUES DANS LE MONDE SELON LE SG DU GECF Md. HAMEL

Fakhreddine Messaoudi
2023-03-20T20:23:25+01:00
Hydrocarbures
7ème SYMPOSIUM DE L’AIG : LA PLACE DU GAZ NATUREL A TRAVERS LES TRANSITIONS ENERGETIQUES DANS LE MONDE SELON LE SG DU GECF Md. HAMEL

Le programme technique du 7ème Symposium a comporté en ouverture le 14 Mars 2023 une importante intervention du Dr. Mohamed Hamel, actuel Secrétaire Général du Forum des Pays Exportateurs de Gaz « GECF » sur l’évolution de l’industrie gazière mondiale. Un thème d’actualité qui a donné l’occasion au Dr. Hamel de préciser « qu’il n’y a pas de transition énergétique, mais des transitions énergétiques, au pluriel. Les transitions énergétiques en Asie du Sud-Est ou en Afrique ne peuvent pas être les mêmes qu’en Europe ou en Amérique du Nord.Par conséquent, il est clair que les circonstances, les capacités et les priorités nationales déterminent les voies de la transition énergétique ».

En introduction de son intervention, le Dr. Hamel a tenu à rendre un hommage particulier à deux PDG de la Compagnie Nationale Sonatrach avec qui il a collaboré au cours des années 80 et 90, et qui ont laissé une très forte empreinte sur l’ensemble de la communauté du secteur de l’énergie. Il s’agit de Mr. Bouhafs Abdelhak et Zouioueche Nazim Charafeddine, qui ont tous les deux beaucoup donné à Sonatrach qu’ils ont dirigée pendant plusieurs années avant de quitter ce monde. (الله يرحمهم)

Nazim Zouioueche - energymagazinedz

Dans son intervention qui a consisté à mettre en évidence l’importance de l’énergie dans la croissance économique et le progrès social, le Dr. Hamel a d’abord rappelé que « le système énergétique mondial a connu des montagnes russes au cours des trois dernières années et les marchés de l’énergie connaissent des transformations radicales qui affectent profondément les flux physiques, les investissements, les échanges et le fonctionnement des marchés ». Des années au cours desquelles le contexte énergétique a été lourdement impacté d’abord par la pandémie en 2020, puis subi à partir de 2021 les impacts négatifs du sous-investissement qui a démarré en 2014 avec la chute du prix du baril, puis en 2022 « les évolutions géopolitiques qui ont incité les décideurs politiques à replacer la sécurité énergétique en tête de leur liste de priorités ».

Le monde est ainsi caractérisé de nos jours par des perspectives économiques incertaines, une hausse de l’inflation, des conditions financières difficiles, des chaînes d’approvisionnement perturbées, une extension des restrictions économiques, et une forte augmentation des prix de l’énergie, affectant plus spécialement les pays en développement, et une aggravation des conditions de vie dans ces pays.

Pour Mr. Hamel « à plus long terme, le monde aura besoin de plus d’énergie, soutenu par la croissance de la population et de l’urbanisation – 1,8 milliard de personnes supplémentaires vivront sur cette planète d’ici 2050 et 2,3 milliards de plus dans les villes urbaines, et la quête d’un niveau de vie plus élevé ». La demande en énergie va croitre de 22% à l’horizon 2050, et celle du gaz naturel de 36%, avec « une part dans le mix énergétique mondial passera de 23 % aujourd’hui à 26 % en 2050, la plus élevée de tous les hydrocarbures ».

Le gaz naturel et les énergies renouvelables n’auront ainsi de choix que d’évoluer ensemble pour soutenir la transition énergétique dont a besoin notre monde afin de réduire les gaz à effet de serre et contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Mais pour réussir ce challenge à l’horizon 2050, et satisfaire la demande mondiale de gaz, il faudra « des investissements cumulés en amont et intermédiaires qui atteindront 10 500 milliards de dollars US » selon Mr. Hamel, en précisant « qu’un manque d’investissement ne peut que conduire à des prix plus élevés et à des transitions énergétiques chaotiques. Cela pénalise les plus pauvres et les pays en développement ».

« Ceci est d’autant plus important en Afrique, un continent où 900 millions de personnes n’ont toujours pas accès à des combustibles de cuisson propres et 600 millions à une électricité fiable. La population africaine devrait passer de 1,4 à 2,5 milliards en 2050. Un doublement du PIB moyen par habitant du continent d’ici 2050, un objectif plutôt modeste, augmenterait la demande énergétique d’environ 150 % ».

« Il est donc clair qu’il n’y a pas d’autre alternative pour l’Afrique que d’utiliser ses ressources naturelles pour réduire la pauvreté et poursuivre le développement socio-économique. Le droit de l’Afrique à développer ses vastes ressources naturelles sera ainsi préservé et son accès au financement et à la technologie sera facilité ».

https://www.gecf.org/events/keynote-speech-of-he-eng-mohamed-hamel-at-the-7th-symposium-of-algerian-association-of-the-gas-industry

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