L’ANGOLA ANNONCE QU’IL VA SORTIR DE L’OPEP dont il est membre depuis 2007

Rédaction (A.M)
2023-12-22T12:19:08+01:00
Hydrocarbures
Rédaction (A.M)21 décembre 2023
L’ANGOLA ANNONCE QU’IL VA SORTIR DE L’OPEP dont il est membre depuis 2007

C’est ce qu’a annoncé le ministre du Pétrole Diamantino Azevedo en déclarant que « l’OPEP ne servait pas les intérêts de son pays ». Cette décision était pressentie depuis la dernière réunion de l’OPEP+ le 30 Novembre 2023, au cours de laquelle il avait exprimé son désaccord sur toute nouvelle réduction de son quota de production, qu’il souhaitait même voir augmenter. La réunion s’était quand même terminée avec un accord dont nous avions souligné l’impact sur un marché pétrolier « incertain »  (https://www.energymagazinedz.com/2023/11/30/lopep-resiste-mais-le-baril-flotte-un-marche-plus-que-jamais-incertain/ ), et ce d’autant plus qu’il y avait en même temps une véritable guerre contre les énergies fossile au sein de la COP 28.

La traditionnelle cohésion au sein de l’OPEP+ avait alors été « plus ou moins sauvée, mais la fausse note qui apparaissait était liée d’une part aux nouvelles coupes volontaires qui ne comprennent qu’un pays Africain, l’Algérie avec 51.000 B/j, alors que l’Angola tenait toujours à l’augmentation de son quota, alors qu’il n’arrivait souvent pas à l’atteindre, à moins que les chiffres communiqués ne correspondent pas à la réalité ».

Ainsi malgré les nouvelles coupes volontaires de 684.000 barils/jour qui venaient s’ajouter à celles déjà en cours, portant le total à 2,184 millions barils/jour, ont tout juste permis au baril de Brent de ne pas chuter en dessous des 70 dollars, après avoir chuté de 94 dollars le 27 Septembre , à 73 dollars le 12 Décembre. La faible reprise à la fin de la COP 28, avec 6 dollars de gagné en une semaine (79,66 $/b le 20 Décembre), semble plus que jamais compromise au cours des mois qui vont venir, et ce d’autant plus que l’accord historique de la COP 28 même s’il n’est pas celui attendu, donne sérieusement à réfléchir sur l’avenir du marché pétrolier.

Un autre paramètre est en train de contribuer à maintenir les cours du Brent. Les menaces des Houthis du Yémen sur les transits à travers Bab El mendeb, par où passe une bonne partie des exportations du moyen Orient. Mais combien de temps cela va durer ? Alors qu’à l’inverse les USA poursuivent l’accroissement de leur production qui a atteint un record de 13,3 millions de barils par jour, en même temps que leurs stocks stratégiques s’accroissent  et ont déjà atteint 443,7 millions de barils.

Il faut rappeler que la production actuelle de l’Angola avait atteint son pic de 2 millions de barils par jour en 2018, mais tourne actuellement autour de 1,1 millions de barils par jour, caractérisée par une baisse continue depuis 2019, à cause de ses capacités de production qui semblent avoir atteint leurs limites à moins d’investissements importants que l’Angola semble rechercher auprès de ses partenaires qui, rappelons le sont : Chevron, ExxonMobil, TotalEnergies, ENI, BP, et Azule Energy. Son économie est dépendante à 90% des exportations de pétrole.

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